L’invitation : cible 7

Légende 8 sur 10 de la série L'invitation de Calus
 

LE CONSUL

Il faut vraiment être petit pour rechercher la gloire dans l’ombre des autres. Il faut vraiment être lamentable pour élever un grand esprit dans le simple but de se cacher derrière.

Je n’honorerai pas ce parasite en le nommant. Considérez que c’est un cafard qui se serait enfui des ruines de l’ancien Prétoire. Il s’est engraissé avec les miettes qu’ils ont bien voulu lui laisser : la richesse, l’influence et les faveurs. Et quand je lui ai pris ces miettes pour enrichir mon trône et inspirer mon peuple, il ne voulait qu’une chose : les récupérer.

Comme tout cafard, le consul est un sournois. Il a trouvé le parfait instrument pour incarner son venin : un pauvre orphelin estropié. A travers cet enfant, il a déversé toute sa jalousie, sa cruauté et son désir de me voir rabaissé.

Essayez d’imaginer ses murmures empoisonnés : « Regarde à quel point ils sont heureux ! Regarde-les célébrer et prospérer ! Alors que nous, nous nous usons dans la crasse et nous languissons de la peur et des coups de feu… »

Si seulement l’enfant avait pu lui échapper, si seulement le petit Ghaul avait réussi à ramper loin du monceau où ils l’ont trouvé, tant de choses auraient pu être sauvées.

Il faut vraiment être affreux pour voir l’orphelin comme une arme vide, prête à charger avec les balles de sa vengeance. Il faut vraiment être pitoyable pour n’avoir en tête que le désir de redevenir un parasite obèse.

Ce vil Consul doit mourir.

Je le condamne à être tué par ses propres armes.

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Références